jeudi

Je ne sais vraiment pas par quoi commencer, tellement qu'il y a trop de choses, tellement qu'il n'y a rien. Mon ventre gargouille sans arrêt ; je n'ai pas pris de goûter aujourd'hui. Mes lèvres me font atrocement mal à cause des gerçures. L'air ne peut désormais plus circuler dans mon nasus, c'est le cul de sac profond. Mes mains sont abîmées par le froid et les brûlures en tout genre. Mon dos me fait mal, ça tire vers le bas ; je suis seulement très mal positionné (trois fois trop surélevé sur un tabouret de comptoir de bar par rapport à l'ordinateur). Selon iTunes, cela fait maintenant la quarantième écoutes de Boss Inside depuis dix-sept heures. Elle va grimper, très vite, comme la première du top vingt-cinq qui est seulement à six cents neuf écoutes en l'espace de trois mois (oui j'étais accroché à ce morceau passé, Gogol). D'ailleurs, ça ne passe plus. Si, mais, très rarement, occasionnellement. Je n'ai rien à faire. Enfin ce n'est pas vrai. J'étais censé faire une fiche de synthèse, et peaufiner un travail personnel pour le lycée, quelque chose comme ça. Non, je n'en ai pas envie. Pas ce soir, ni demain.


Je préfère me lamenter sur des photographies tellement magnifiques, qu'elles peuvent me pousser au crime : prendre un des appareils photos et le jeter au loin, sur ces terrains vagues. Je préfère me lamenter en reniflant du nez, le dos courbé sur le tabouret, et traîner misérablement sur facebook, regarder avec désintérêt (tu parles) les vies respectives de mes "amis." Avouez-le, vous en faites autant. Je préfère être planté devant mon fond d'écran, ma tête soutenue par une main, et se rendre compte que l'on a plus rien, plus rien de si intéressant qu'à une certaine époque. Que le temps est parfois vraiment trop long et cruel. Que la solitude ne marche plus, que ce n'est plus valable comme moyen de défense. Alors cette chanson pourra tourner autant qu'elle le voudra, elle est ce bon moment, celui que je ne rate pour rien au monde le soir dans ma chambre, la fenêtre ouverte, ces forêts au loin, et laisser cette fumée s'échapper. Je ne veux plus de brouillard, et de brouillon. Il faut que tout soit clair, que nous soyons fixés une fois pour toute. Mes cheveux sont beaux ce soir ; it's an ugly moment.

dimanche

surprise, sometimes

"Dans ce domaine, je n'ai jamais rien compris. Je suis très nul, même plus que nul. Je suis compliqué, mais tu n'as jamais vu quelqu'un se tordre autant l'esprit que moi. C'est le doute absolu, celui qui te pourrit en une seconde à la suite de telle ou telle parole/action. Alors, quand il s'installe pour un petit moment : c'est l'autodestruction."



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mardi



alors, non, non et non, ce n'est pas top.
nous voilà, rebelote, dans la spirale infernale,
genre ça ne nous avait pas tellement manqué.
enjoy

dimanche


" - et puis je crée des choses sans trop savoir pourquoi ; sans me poser énormément de questions. Je crée et puis je laisse à l'abandon. Je donne le soin aux fourmilles de tout manger, qu'il ne me reste plus rien même pas une miette de ce que j'ai bien pu créer sans trop réfléchir. Je crée tout et n'importe quoi, des choses remplies de sens, parfois même un peu trop et c'est incompris ; ou des fois vides de sens et c'est toujours incompris. Alors, j'ai envie de ne plus être là. Je me dis que tout cela ne sert à rien, pas vrai? Que c'est blablater pour un rien, que je suis pénible hein? Aller, n'aie pas peur, tu peux tout me dire et tu le sais très bien. Du moins, je sais pertinemment que je suis un garçon lourd, mais genre pire que lourd en fait. Il y a un mot pour ça non? Mais au fond, il n'y a pas que ça. Heureusement que je suis là pour faire la conversation quand même, bordel. Tu ne dis rien. Peut être que tu n'es rien en fin de compte. Avant, tu étais quelque chose dans mon cerveau : il t'avait attribué une image, un son que je pouvais reconnaître n'importe quand, que ça soit ton rire ou ta voix. Je sentais le dos tourné que tu étais là, même quand tu ne disais ou ne faisais que dalle. Je le sentais, je le savais. Mais maintenant, tout est effacé. Tu n'es plus rien, tu ne représentes plus rien. Quand tu es derrière moi et que je me retourne d'un coup, je sursaute et j'ai peur. Ta présence m'effraie. Qui es-tu pour m'avoir fait oublier tout ça. L'amnésie, c'est quand on ne veut pas faire face aux choses, c'est de la lâcheté. C'est ne pas assumer, ou ne pas être capable d'assumer. Tu as tout fait pour que j'en arrive là ; qu'on en arrive là. Bref, tout ça pour te dire que je prendrais la fuite demain à l'aube et qu'on se retrouve bête ensemble maintenant ; qu'on aura fait tout ce chemin pour rien. Aller viens, on s'en va."



et sinon, quand on est perdu en forêt, il faut suivre l'étoile du berger ; ou bien le bruit de l'autoroute, ça marche aussi // Black Moth Super Rainbow.

samedi



hello goodbye,